AccueilGalerieFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Un visage familier

Aller en bas 
AuteurMessage
Gabriel l'errant

avatar

Messages : 14
Date d'inscription : 21/04/2015
Age : 25

Feuille de personnage
Alignement: Neutre
Surnom: L'errant
Métier/Titre(s): Mercenaire

MessageSujet: Un visage familier   Mer 22 Avr - 21:17

La journée avait bien commencé, pourtant. L'aube avait amené avec elle un soleil radieux et chaud, ses rayons caressant le visage et réchauffant les cœurs. Un temps idéal, un temps radieux, un temps à aller travailler dans les champs avec le sourire, un temps à se promener dans les bois pour le simple plaisir de profiter de la douce fraîcheur de la cimes des arbres et de la délicieuse de la végétation luxuriante. N'ayant aucun travail à accomplir, c'est ce que s'était dit Gabriel.

« Pour une fois, personne ne requiert mes services et le temps est magnifique. Je pense qu'une petite promenade dans les bois ne me ferai pas de mal. »

Il avait donc grimpé sur la selle de son cheval, mettant le cap vers la forêt la plus proche. Quelque part, Gabriel se sentait bien, presque heureux. Cependant, dire de lui qu'il était heureux aurait été exagéré. Premièrement, son visage ne laissait plus paraître beaucoup d'émotions, et surtout pas la joie ou le bonheur. Cependant, il se sentait bien. Assez bien pour tomber sa capuche, laissant ses cheveux bruns flotter dans la brise matinale. Il esquissa même un sourire en observant les plaines vierges et sauvages autour de la forêt qui se profilait à l'horizon.

Il entra alors dans la forêt toujours, à dos de cheval, avança lentement pour apprécier le paysage. Cela lui fit du bien, il dut le reconnaître. Il était seul, et cela lui permettait de se vider l'esprit. Il ne pensait plus à rien d'autre qu'à lui. En temps normal, il passait son temps à réfléchir. Réfléchir à comment il allait neutraliser tel ou tel bandit, à comment il allait procéder pour s'infiltrer dans un repère de malfrats pour sauver une jeune paysanne retenue captive. Mais pas cette fois. Cette fois il pensait à lui. Et à Alrik.

« Me haïrais-tu toujours, si tu me voyais ainsi, mon frère ? Me haïrais-tu encore ? Sans doute … Après tout … Je t'ai prit la vie … »

Il cessa de penser de la sorte, refusant de se gâcher cette belle journée. Mais comme si le ciel l'avait entendu, le beau temps finit par rapidement laisser place à d'épais nuages grisâtres, et la pluie commença à tomber abondamment en quelques minutes. Gabriel soupira : il ne pourrait donc jamais avoir un peu de temps pour lui ? Peut-être était-ce un châtiment, sa punition pour ses erreurs. Après tout, Alrik avait peut-être eu raison : il était la cause de la mort de sa famille. Lui seul en était responsable. Durant sa jeunesse, il n'avait fait que penser qu'à lui, à ses conquêtes, sans se rendre compte que sa famille s'effritait. Peut-être était-ce sa punition pour avoir été si égoïste.

Alors qu'il était perdu dans ses pensées, un bruit confus au loin l'arracha à ses réflexions. Il tendit l'oreille, approchant prudemment de la source avec son cheval. Plus il avançait plus le bruit se précisait : un combat. Ce tintement métallique ne trompait pas : des lames s'entrechoquaient. Il aurait pu faire demi-tour, ne pas s'en mêler et s'en aller. Une partie de lui le désirait ardemment, mais une autre partie lui criait d'aller voir. Peut-être y aurait-il des survivants qui auraient besoin d'aide. Le vacarme finit par cesser avant qu'il ne puisse arriver sur les lieux.

Il continua néanmoins sa route pour déboucher dans une petite clairière ou de nombreuses traces de sang et quelques corps jonchaient le sol. La plupart avaient soit fuit, soit étaient mort plus loin. En tout cas, l'odeur du sang emplissait déjà ses narines. Il remit sa capuche pour qu'on ne puisse pas voir son visage, et suivit alors des traces de sang qui menaient à l'orée de la forêt. Il descendit alors de son cheval, caressant son flanc en lui demandant d'attendre sur place. Il attacha ses rennes à un arbre et continua d'avancer à pied. Devant lui s'étendait en effet une jeune femme, inconsciente.

Gabriel avança, la boue collant à ses bottes et alourdissant ses pas. Il se mit alors à genoux aux côtés de l'inconsciente et la retourna sur le dos. Il y découvrit alors un visage étonnamment jeune et des cheveux blancs … Il chercha alors dans sa mémoire, car ce visage ne lui était pas inconnu. Il chercha, chercha … Et se souvint il y a quelques années, dans une taverne d'Eniode. Trois recrues soldats l'avaient un peu trop cherché et leur capitaine, la jeune fille en question, n'avait pas trop apprécier et ils avaient fini par s'affronter. Malgré sa victoire, Gabriel avait du abandonné et s'était enfermé. Intéressant … Il porta la jeune femme et alla la mettre sur le dos de son cheval. Il lui attacha les chevilles dans les étriers et les mains aux rennes pour qu'elle ne chute pas et avança en marchant à côté du cheval pour la ramener dans la petite cabane qu'il louait non loin.

Une fois là-bas, il la déposa dans son lit de paille et alla chercher de quoi lui prodiguer les premiers soins. Elle avait une plaie ouverte à la tête, mais rien de bien dangereux. En revanche, son flanc avait sans doute encaissé un coup d'épée. Gabriel appliqua un tissu humide sur le front de la jeune femme, dont la fièvre commençait à monter, et nettoya ensuite la plaie à l'abdomen. Il allait demander l'assistance de ses hôtes qui l'aidèrent volontiers, puis une fois les soins prodigués, il resta assis devant le petit feu, laissant sa cape sécher tandis qu'il aiguisait Obélion en mâchouillant machinalement un brin de paille.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Un visage familier   Jeu 23 Avr - 9:49

La douleur était forte et présente, malgré le fait qu'elle était inconsciente, elle put sentir que l'on l'a transporta. Une fois de plus quelqu'un la secouru, c'était pour elle loin d'être la première fois que l'on l'a sauve. Dire que sa troupe avait été détruite de l'intérieur, elle qui cherchait absolument la paix à tout prix... Son seul désir sur l'instant fut d'y rester pour enfin trouver cette fameuse paix. Après un certains chemin, l'on vint la poser sur un lit, un lit de paille plus précisément, qui avait l'intention de lui sauver la vie ? La demoiselle n'avait pas la force d'ouvrir les yeux, étant trop épuisée, elle ne put qu'attendre pour le moment, l'attente... C'était pour elle une chose habituelle. alors que l'épuisement et la fatigue la rattrapèrent, la demoiselle sombra dans le sommeil, la douleur quand l'homme s'occupa de sa plaie au flanc était si forte qu'elle ne put réellement le supporter, de plus elle n'avait plus de force pour lutter et rester à semi consciente.

Durant les minutes s'écoulant, voir peut être même les heures, elle revoyait la scène, sa troupe se détruisant, mais ce ne fut pas la seule chose qu'elle put revoir, ses parents mourant sous ses yeux défilant dans sa tête, toutes ses images, elle ne pouvait le supporter, Catherine en souffrait intérieurement, bien qu'elle souffrait de revoir ses images, ses yeux s'ouvrirent brusquement, elle venait de sortir de se sommeil plutôt forcé, Ne faisant rien que tourner le visage pour essayer de voir si quelqu'un était présent dans la pièces, son deuxième réflexe fut de voir si elle pouvait se lever. Tentant de se redresser légèrement elle ne pouvait se lever facilement, la jeune demoiselle se retrouva dans une position assise , ne pouvant apparemment pas trop se redresser à cause de sa blessure, un soupire douloureux put se faire entendre, la douleur... Catherine en avait l'habitude. La preuve étant que cela ne lui arracha pas la moindre larme. Les yeux de notre protagoniste se posèrent sur un homme qui sembla aiguiser son épée, en vue de la lumière qu'il y avait dans la pièce, c'était le jour. Ne sachant pas combien de temps elle fut restée inconsciente, notre chère Catherine tenta des lors de se lever, de toute manière qui pouvait l'en empêcher, la douleur fut plus intense au moment où elle fut sur pied, posant sa main par réflexe sur la plaie, son regard se dirigea automatiquement sur toute la pièce, cherchant son arme. Pour elle c'était important de la retrouver, sa voix affaiblit retentit alors, mais est ce que l'homme l'entendait ?


"Mon épée... Où est elle ?"

Elle s'avança vers l'homme, le premier pas fut douloureux, mais peu importe, elle avait besoin de sa lame, c'était le dernier souvenir qu'elle avait de son cousin Daynil. Catherine considérée cette lame comme un trésor familial après tout. Enfin, elle fit un second pas s'étant rapproché de l'homme, celui ci n'était pas un brigand apparemment, mais la demoiselle avait la vision assez floutée. Ne pouvant réellement percevoir le visage de l'homme ce qu'elle en vit c'était sa silhouette, dans le fond cela n'avait pas d'importance, ce qu'elle avait besoin à tout prix était sa lame, son trésor ! bien qu'elle chancelait en restant immobile, dans un léger souffle elle tenta de faire un nouveau pas, celui ci ne se termina pas, la demoiselle commença à s'écrouler, elle était pourtant toujours consciente, mais elle n'avait plus de force, sûrement ses plaies qui en étaient la cause.
Revenir en haut Aller en bas
Gabriel l'errant

avatar

Messages : 14
Date d'inscription : 21/04/2015
Age : 25

Feuille de personnage
Alignement: Neutre
Surnom: L'errant
Métier/Titre(s): Mercenaire

MessageSujet: Re: Un visage familier   Jeu 23 Avr - 23:02

Le temps sembla assez long pour Gabriel, qui attendait patiemment que la jeune blessée se réveille. Et elle finit par émerger de son sommeil le lendemain matin. Gabriel avait veillé toute la nuit à son chevet, changeant régulièrement le tissu imbibé d'eau fraîche sur son front pour lutter contre la légère fièvre. Cette dernière semblait régresser, ce qui était bon signe. Elle ne mourrait pas de maladie, du moins pas en ce jour. Gabriel se félicita d'avoir sauvé une vie, bien qu'il savait que cela n'était pas grand-chose comparer au nombre de vies qui devaient être sauvées et le devraient encore, sans parlé de celles qui auraient du l'être.

Quand elle s'éveilla, la jeune femme dont il ignorait toujours le nom mais dont il se souvenait du visage se redressa péniblement dans son lit de paille, puis se leva. Contre toute logique et envers toute forme de bon sens, elle tenta de marcher vers Gabriel. Elle n'avait pas fait deux pas qu'elle lui demanda de sa voix faible :

"Mon épée... Où est elle ?
- Elle est posé là bas, avec votre armure. N'ayez crainte, je ne suis pas un voleur. De plus, je ne suis guère coutumier des armes à deux mains, je préfère largement ma chère compagne ici présente.''

Gabriel leva la lame d'Obélion en même temps qu'il parlait, puis la reposa et se leva juste à temps pour rattraper la jeune femme qui s'écroula à nouveau dans l'inconscience en tenta un troisième pas qui lui demanda davantage d'effort qu'elle ne pouvait en fournir. Il la porta à nouveau et le déposa encore une fois dans le lit de paille.

« Je devrais peut-être l'attacher, si elle continue à être si bornée elle va rompre les sutures et se remettre à saigner à la mort … Qu'elle jeune sotte ... »

Elle était imprudente, ou du moins semblait pratiquement inconsciente. Pourtant, Gabriel avait le souvenir de leur première et seule rencontre avant ce jour : elle était une capitaine de l'armée royale. Un tel poste ne demandait-il pas une grande lucidité et un sang-froid à toute épreuve ? Car la jeune femme ne semblait pas disposer de ce genre d'aptitudes … ou bien c'était le choc. Gabriel préférait croire en cette solution, ne voulant se retrouver par un quelconque coup du sort avec une nouvelle mort sur la conscience.

Le temps s'écoula et l'après-midi arrivait à son terme quand elle émergea à nouveau. Elle se redressa à nouveau dans son lit, mais cette fois Gabriel avait anticipé sa réaction. Assis au chevet de la blessée, il posa une main sur son torse pour lui faire signe de ne pas se lever.

« Vous redresser est déjà fortement déconseillé vu votre état global. Si vous vous levez, je vais devoir vous forcer à rester couchée. Et croyez moi, je n'hésiterai pas. »

Il prit alors un sac de toile qui semblait bien rempli et y plongea sa main, en retirant une pomme qu'il tendit à la jeune femme.

« Tenez, mangez un peu, ça vous fera du bien. »

Il la laissa croquer à sa guise dans le fruit, se relevant pour aller vers l'armure de la jeune femme, puis revint avec l'amoncellement de ferraille. Il se rassis au chevet de la jeune femme aux cheveux blancs et lui montra l'état de ses effets.

« Comme vous pouvez le voir, votre armure a subit quelques dommages, mais rien de bien inquiétant. Un petit tour chez le forgeron du coin et elle sera comme neuve. Par contre, la lame de votre épée ... » Gabriel prit alors la garde et révéla l'état de l'épée : la lame était brisée. Il tenait l'autre partie de la lame dans sa deuxième main. « … a été brisée. Je suis désolé, mais les réparations risquent d'être très coûteuses, aussi bien en terme d'argent que de compétences. C'est un bel ouvrage votre arme, elle n'a pas été réalisée par un amateur. »

Gabriel laissa les deux morceaux de l'arme dans les mains de sa propriétaire, et demeura silencieux après avoir simplement ajouté :

« Je sais ce que c'est, c'est comme si on perdait une partie de soi, n'est-ce pas ? »

Le silence se prolongea jusqu'à ce que la jeune femme prenne la parole. Puis, Gabriel finit par lui poser la question qui lui pendait aux lèvres.

« Puis-je savoir quel est votre nom ? »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Un visage familier   Ven 24 Avr - 9:33

L'homme avait rattrapé Catherine, celle ci était épuisée, affaiblit, mais loin d'être mourante, c'était déjà ça de rassurant, la sensation de chuter l'avait un peu forcé à fermer les yeux, la dernière chose qu'elle eut vue pendant sa chute, c'était les bras de l'homme la récupérant, après cela, c'était l'inconscience totale. Elle avait beau être une guerrière, elle n'était pas immortelle. Bien que dans que l'inconnu vint la porter et la remettre sur le lit, la demoiselle dans son pseudo sommeil sembla murmurer des mots, ce n'était pas très audible, mais assez compréhensif, ce qu'elle disait était assez perturbant dans un sens, les mots qu'elle prononçait dans se sommeil plutôt forcé furent les suivants : "Pourquoi..." "Non..." "Revenez..." Les trois mots étaient répétez dans son temps de sommeil, et sur son expression l'on pouvait y lire une certaine peine et souffrance, la fièvre avait peut être baissée, mais ses blessures allaient peut être mettre du temps pour se soigner.

Le temps avait passé, mais combien d'heures exactement ? Ce fut en ouvrant les yeux délicatement et se redressant à la fois qu'elle cligna des yeux, sa vue n'étant plus troublé par la fatigue et la douleur, ils vinrent se poser sur une main qui vint à toucher son torse, le regard se relevant jusqu'au visage de l'homme, elle était plutôt surprise, se souvenant un peu des traits du visage de son interlocuteur. Ce fut un léger soupire qu'elle fut rassuré, à l'époque où elle l'avait rencontré elle n'était autre qu'une jeune capitaine. leur affrontement avait été pour elle une certaine leçon qu'avec le temps elle avait admis. Même si elle avait du grade, elle avait manqué d'expérience, mais était-ce encore le cas ? Là la question se posa un court instant jusqu'à ce que ce dernier vint à lui tendre une pomme. Ce ne fut pas qu'elle avait faim, mais elle s'en saisit, croquant dedans, après avoir avalé le premier morceau, sans pour autant regarder son interlocuteur elle déclara.


"Merci..."

Ce n'était qu'un mot, mais il avait son importance. L'homme alla ensuite vers un tas de ferraille, de là où elle était, Catherine savait que c'était ses affaires, dû moins ce qu'il devait en rester. Alors qu'il énuméra l'état de son armure, il fallait avouer que de son armure elle n'en avait rien à faire, seule son épée l'intéressait, ce fut là qu'il lui annonça. La demoiselle avait eut cette épée lors de sa promotion en tant que Capitaine, c'était Daynil son cousin qui lui avait forgé, Ayant posé la pomme pour prendre les deux morceaux de son arme, elle vint à les serrer contre elle, ne voulant pas les lâcher, elle tremblait... L'on pouvait facilement y deviner de la peine, de la tristesse surtout, cette lame avait du céder lors du dernier coup qu'on lui avait porté, le coup qui l'avait touché au flanc. Elle s'en souvint assez rapidement, d'une voix basse mais assez audible, l'on pouvait clairement l'entendre.

"Le dernier trésor de ma famille... Brisé... Seul Daynil aurait pu la réparer... Mais... Il est mort..."

Une larme vint à couler le long de sa joue droite, la larme vint à tomber, mais d'autres suivirent, alors que ses larmes coulèrent dans le silence, l'homme sembla savoir ce que c'était, mais non, cela devait être tout autre, car elle, c'était un membre de sa famille qui l'avait forgé rien que pour elle, cette lame était particulière et unique. Hors était ce possible de trouver maintenant un forgeron pouvant s'occuper d'un tel ouvrage ? Catherine était sûr que non, la touche personnel de son cousin y était ancrée, elle ne voulait pas perdre trace de ce qui lui restait de sa famille. Elle qui avait tout perdu, elle ne voulait pas en perdre plus.

La voix de son interlocuteur vint alors frapper son esprit, ce qui fit qu'elle serra un peu plus la lame brisée contre elle, ce n'était pas pour autant qu'elle releva le regard vers lui, celui ci voulait son identité ? Celle qui l'avait enfermé pendant trois jours dans ses geôles... Dans un sens c'était compréhensif, Catherine resta néanmoins méfiante, cette homme aurait put la tuer n'importe quand, mais non il ne l'avait pas fait. Ce fut peut être pour cela qu'elle se décida à lever le regard vers lui et se présenter, d'une voix assez calme et compréhensive.


"Catherine... Et vous..?"

Elle attendit le prénom de son interlocuteur en retour, qu'elle puisse savoir qui elle avait en face de lui.
Revenir en haut Aller en bas
Gabriel l'errant

avatar

Messages : 14
Date d'inscription : 21/04/2015
Age : 25

Feuille de personnage
Alignement: Neutre
Surnom: L'errant
Métier/Titre(s): Mercenaire

MessageSujet: Re: Un visage familier   Ven 24 Avr - 13:17

Comme il s'y était attendu, la jeune femme n'avait pu retenir ses larmes en voyant son épée brisée en deux. Gabriel comprenait ce que cela pouvait faire. Cette lame était apparemment le dernier souvenir qu'elle avait de sa famille, forgée par son défunt cousin. Une histoire qui semblait peu amusante, tout comme celle de Gabriel, en somme. Mais que pourrait-il y faire ? Se venger ne ramenait pas les morts à la vie et ne refermait pas les plaies, au contraire, elles s'ouvraient encore plus …

La jeune femme leva les yeux vers lui quand il lui demanda son nom, et elle lui répondit d'une voix étonnamment calme ''Catherine''. Naturellement elle lui demanda son nom, ce qui était la suite logique des choses. Cependant, Gabriel n'était pas du genre à donner son nom à n'importe qui. La raison était toute simple : il avait beaucoup d'ennemis, et il suffisait qu'il donne son nom à la mauvaise personne pour que son sort soit scellé. Il resta silencieux un moment, regardant par la fenêtre, puis sans bouger, il se contenta de répondre :

''On m'appelle l'Errant. C'est tout ce que vous avez besoin de savoir.''

Il s'en alla chercher une pipe qu'il fourra d'herbes aromatiques, puis alluma un petit feu et commença à fumer. Gabriel … C'était le nom que sa mère lui avait donné, mais méritait-il encore de le porter ? Après tout, il avait détruit sa propre famille. Un à un, ils était tous morts, et par sa faute … indirectement ou pas. Il avait lui-même envoyé Alrik dans la tombe. Il l'avait tué, abattu comme un animal. Alors méritait-il toujours de porter le nom de Gabriel Okland ? Il ne s'en sentait pas digne. C'était d'ailleurs pour cela qu'il avait choisi cette vie, pour expier ses pêchés. Mais le pourrait-il ? Pourrait-il se faire pardonner ? Ce genre de réflexion lui prenait souvent, mais cette fois, il se concentra sur le présent. Il regarda Obélion. ''Arden … Toi aussi tu as disparu en ne me laissant qu'Obélion comme souvenir … Je comprends ce que ressens cette fille, si je venais à perdre cette lame, c'est comme si on te tuait une deuxième fois… '' Il reporta son attention sur Catherine.

''Je ne sais pas si vous vous en souvenez, mais ce n'est pas la première fois qu'on se rencontre. La dernière fois, c'était il y a six ans, à Eniode, à la sortie d'une taverne.''

Gabriel ne put s'empêcher de sourire à ce souvenir. Un combat fort intéressant. Malgré son manque d'expérience vis à vis de son adversaire, Catherine avait fait preuve d'une grande force de volonté et de détermination, mais surtout d'une grande sagesse en reconnaissant sa défaite quand Gabriel l'avait désarmée. Combien de fois il avait vu des adversaires persister alors qu'ils n'avait aucune chance ? Beaucoup trop. Il se souvenait aussi de la suite des événements : un contingent de gardes l'avait encerclé, et il avait été jeté dans les geôles pendant trois jours avant d'être libéré. Cela l'avait d'ailleurs surprit : il avait combattu et blessé (plus dans sa fierté que dans son intégrité physique) un capitaine de l'armée Royale.

''Puis-je vous poser une question ? Lors de notre dernière rencontre, vous m'avez fait jeté au cachot, mais au bout de trois jours, vous m'avez libéré. Pourquoi ?''
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Un visage familier   Ven 24 Avr - 20:24

Le silence se fit quant à savoir pour l'identité de celui qui l'avait sauvé. Catherine se disait sur l'instant qu'il ne dirait rien, enfin qu'importait la réponse qu'elle aurait, notre demoiselle suivit ses actes du regard, l'homme posa le sien sur la fenêtre, il devait sûrement regarder l'extérieur, le fait qu'il parle de comment on l'appelait tout en regardant par cette fenêtre fit réfléchir la demoiselle. En général quand on se présente le regard détourner de son interlocuteur, c'est qu'il y a quelque chose derrière, là fut la méfiance de la demoiselle, effectivement, il ne déclara pas son identité, juste un surnom que n'importe qui pouvait s'approprier dans un sens... Comme tout surnom diriez vous. De plus le fait d'ajouter que c'était tout ce dont elle avait à savoir la rendit plus méfiante encore, mais ce fut calmement qu'elle soupira, il l'avait sauvé et n'avait rien fait d'autre, n'importe qui aurait pu la dépouiller et achever au passage. Mais lui avait prit la peine de l'aider, se sentait-il redevable envers quelqu'un ? Bien que Catherine se souvenait de se visage, elle n'en disait rien, après tout, moins il en savait mieux se serait pour lui dans un sens.

Les yeux suivants ses pas, il vint à prendre une pipe et allumer un petit feu. Semblant pencher son regard sur sa lame, Catherine chercha dans un sens à le comprendre, à essayer de lire ses pensées. Mais l'idée fut abandonner, elle détourna son regard vers la fenêtre pour observer le ciel, la pluie était présente, il avait bien fait d'allumer un petit feu. Ses larmes avaient cessées de couler, elle posa les deux parties de son arme sur le coté du lit, restant redressée, elle ne voulait pas s'allonger, reprenant la pomme pour la croquer petit à petit. Elle devait paraître sûrement charmante et très attirante, mais le regard de l'homme restait sur l'épée, il vint à parler et dire une chose qui ne la surpris pas, en effet elle s'y attendait un peu. Le regard de la demoiselle se posa sur la pomme, avalant le morceau qu'elle avait en bouche, la jeune Catherine vint poser ses yeux couleurs sang sur lui.


"Je m'en souviens, je pensais que vous aviez oublié."

Un léger ricanement, dans un sens elle se sentait stupide, se serait la deuxième fois en deux rencontres avec lui qu'elle aurait l'impression de passer pour une faiblarde. Qu'importe ce qu'il pouvait penser, notre demoiselle attendit un instant, ne sachant quoi dire réellement. Subitement le silence fut brisé, lui posant une question, après tout, elle n'eut pas le temps de dire non, mais d'un autre sens, elle n'aurait pas refusé. Ecoutant attentivement la question, elle ne mit pas longtemps à répondre, ce fut pour elle simple et calme d'y répondre, elle allait satisfaire sa curiosité.

"Un jour par recrue frappé. Vous vouliez plus à l'époque ?"

Cette question qu'elle eut fut un peu humoristique, mais elle ne le montra pas, après tout ses compagnons étaient morts, elle ne savait plus réellement ce qu'elle allait faire, encore heureux qu'elle était vivante et entière. Déjà la première chose à faire pour elle serait de retourner au village d'Ardarok, il avait donné sa vie pour elle, elle se devait de l'honorer. D'ailleurs elle y repensa, levant le regard vers l'errant.

"J'aurais une faveur à vous demander... Récupérer les armes de mon second, une hache et un bouclier, facile à retrouver, ses armes semblent primitives... S'il vous plaît retrouvez les..."

Son regard était remplit d'une certaine détermination, elle ne voulait pas que des gens mal intentionné prenne les armes d'Ardarok, il avait été fidèle et loyale jusqu'au bout, de plus la dette qu'il lui devait Catherine regretta qu'il lui ai régler ainsi, il était mort en guerrier à ses yeux... Une mort valeureuse et ses proches se devaient de savoir qu'il avait réglé sa dette et même bien plus.
Revenir en haut Aller en bas
Gabriel l'errant

avatar

Messages : 14
Date d'inscription : 21/04/2015
Age : 25

Feuille de personnage
Alignement: Neutre
Surnom: L'errant
Métier/Titre(s): Mercenaire

MessageSujet: Re: Un visage familier   Sam 25 Avr - 0:01

Ainsi elle s'en souvenait. Gabriel lui avait donc laissé un bon souvenir. Ou bien un mauvais. Quoi qu'il en fut, elle ne semblait guère lui en tenir rigueur, c'était même comme si elle s'en moquait totalement. Cela était plutôt un bon signe, premièrement car Gabriel évitait de se faire un nouvel ennemi, deuxièmement cela prouvait qu'elle avait grandi depuis leur dernière rencontre. Pas seulement physiquement, mais aussi mentalement. Ne pas se préoccupé d'une querelle aussi lointaine que futile était signe d'une grande sagesse.

Elle semblait avoir arrêté de pleurer sur l'état de sa lame. D'aucun aurait dit qu'il s'agissait là d'un comportement exagéré pour une simple arme, mais ces personnes auraient été bien ignorantes de ce qu'un épéiste peu ressentir envers son arme, surtout lorsque celle-ci vous a été léguée par votre famille et qu'elle en représente le dernier souvenir matériel que vous possédiez. L'arme devient alors plus qu'un simple outil de combat, elle devient une véritable relique, comme si elle contenait à elle seule l'ensemble des âmes de votre de famille. Gabriel comprenait cela, car Obélion était tout ce qui lui restait de sa famille. Sa seconde famille, car la première avait entièrement disparu et ne subsistait que dans sa mémoire, sous un seul nom : Alrik. Pas un seul visage, pas une seule voix, pas un seul souvenir heureux, juste ce nom : Alrik. Et la haine qui y était liée. Et puis il y avait Arden et sa troupe. Sa vraie famille, qui une fois encore, avait été détruite. La mort d'Arden avait signé la fin de leur bande, qui se déchira. D'un côté, Kane et Gabriel qui restaient fidèle à Arden, de l'autre Radclyffe qui soumettait les autres par la peur.

Gabriel était fait pour vivre seul. Il avait assez pêché dans son ancienne vie, et maintenant il vivait en solitaire pour expier ses fautes et réparer ses torts. Alors il ruminait ses pensées, ne prêtant pas attention à la petite question ironique de Catherine sur son emprisonnement de l'époque, cette dernière lui posa une requête : aller chercher les armes de son second. Gabriel la toisa du regard, ayant toujours son capuchon sur la tête – il n'aimait pas trop montrer son visage aux inconnus. En temps normal, une requête pareille lui aurait valut une petite somme, mais dans un tel contexte, il était hors de question de demander le moindre paiement. Catherine n'avait vraisemblablement pas le moindre sous sur elle, ou du moins en avait-elle très peu, trop peu. Elle ne pourrait pas lui offrir un logement, puisqu'elle partageait elle-même la cabane qu'il louait au fermier du village dans lequel il s'était arrêté. Le seul autre moyen de paiement aurait été un paiement charnel, mais cette simple pensée rappela à Gabriel le jeune homme inconscient et égoïste qu'il avait été il y a bien des années, et lui arracha une expression de dégoût. Non, hors de question de lui demander le moindre paiement, et encore moi un paiement du corps, cela le répugnait.

Il se leva, fumant toujours sa pipe et se réjouissant intérieurement de la voir croquer de temps à autre dans la pomme, signe qu'elle allait bien. Il vint s'asseoir au chevet du lit pour enfiler ses bottes qui étaient posées là, et en profita pour regarder Catherine dans ses yeux rouges sang.

''Entendu. J'irais les récupérer. Une hache et un bouclier, c'est cela ? Vous auriez une description plus précise, que j'ai une idée de ce que je doive chercher ?''

Il la laissa répondre, puis finit de se préparer et prit la direction de la porte. Il s'arrêta devant la porte, et jeta un regard par dessus son épaule vers Catherine.

''Ne jouez pas aux fortes têtes et restée allongée jusqu'à ce que je revienne.''

Puis il ouvrit la porte et sortit sous la pluie qui ne semblait pas vouloir cesser. Il monta sur la selle de son vieux cheval et reprit la direction de la forêt, en quête du lieu du massacre. Quand il arriva sur les lieux, il chercha les armes qui correspondaient à la description. Mais c'était un carnage, et il y avait tellement d'armes qu'il serait difficile de retrouver les bonnes.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Un visage familier   

Revenir en haut Aller en bas
 
Un visage familier
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Un visage familier. [Glèzabel]
» Un visage familier (Pv Ethele)
» Un visage familier [Aaron]
» peindre simplement visage avec tallarn flesh
» Ton visage

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Coeur d'Elhseïdras :: Plaines Pianuria-
Sauter vers: